(Mis à jour le: 4 août 2020)

Structure des urls : comment la rendre SEO friendly ?

Quand on parle de référencement naturel, on pense mots-clés, netlinking, balises Hn, métadonnées, qualité des contenus … Cela n’est pas faux, mais on oublie toujours un point essentiel : les Urls. Oui, ces dernières contribuent aussi à améliorer (ou non) notre visibilité sur la toile. Elles ne doivent pas être négligées donc tâchez toujours de leur donner la bonne structure SEO friendly.

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Pourquoi faut-il soigner la structure des Urls ?

L’Url est l’adresse qui indique l’emplacement d’une page sur un site. Elle doit être unique à chaque page et doit être pertinente. Elle doit donner des informations précises aux internautes et aux moteurs de recherche. Elle doit indiquer le sujet traité sur la page.

Zoom sur l’URL

  • L’intérêt pour les internautes :

Pour les internautes, une Url doit être informative. Si, par exemple, ils lancent une recherche sur la décoration de la maison, ils s’attendent à trouver des urls telles que http://nomdedomaine.com/decoration-maison/amenagement-meubles au lieu de http://www.nomdedomaine.com/whisky.

Entre les deux, ils cliqueront automatiquement sur la première puisque celle-ci répond clairement à ses recherches alors que la seconde n’a rien à voir avec ce qu’ils veulent découvrir. Avec la première, ils savent immédiatement que la page se situe bien dans la catégorie « décoration maison » et qu’elle va leur donner des conseils sur comment aménager les meubles à la maison.

L’indice est clair et encourage à cliquer.

  • L’intérêt pour les moteurs de recherche :

Pour indexer une page web, les robots crawlers doivent comprendre ce qu’elle propose, où elle se situe et quels sont ses liens avec le reste du site.

Si on reprend le même exemple, la première url va leur indiquer que le contenu proposé (aménagement meubles) est rattaché à la catégorie « décoration-maison » laquelle est une rubrique du site nomdedomaine.com.

Le chemin est ainsi clair, les robots peuvent établir une liaison et une certaine cohérence entre eux. Dès le départ, c’est un bon point pour vous, mais il leur reste encore les autres points SEO à vérifier pour accroître ou non la visibilité de la page.

La structure des Urls est donc une base essentielle du référencement naturel d’où la nécessité de les soigner.

Peut-on paramétrer le format de ses urls ?

Lorsque vous publiez une nouvelle page par le biais d’un éditeur comme WordPress, ce dernier génère automatiquement une url par défaut. Cette dernière tiendra compte du titre H1 que vous avez inséré. Savez-vous toutefois que vous pouvez modifier l’adresse avant sa publication ? Savez-vous aussi qu’avant de créer le premier contenu du site, vous pouvez déjà paramétrer le format de toutes vos urls futures ?

  • Paramétrage pour l’ensemble du site :

Si vous travaillez sous WordPress, rendez-vous dans « Réglages » puis cliquez sur « Permaliens ». Plusieurs types de formats d’Url s’affichent et il ne vous reste plus qu’à cocher sur l’un d’entre eux. De préférence, optez pour « nom de l’article », comme cela, vous pouvez être sûr de retrouver dans l’adresse web les mots-clés importants déjà insérés dans le titre.

Lire aussi – SEO sémantique : tout savoir sur les mots-clés secondaires

Vous pouvez ensuite rajouter à ce format de base des éléments tels que l’année (%year%), la catégorie principale (%category%), l’auteur (%author%), le jour de création du contenu (%day%), … Ces options sont également affichées sur la page « Permaliens ».

  • Paramétrage individuel par article :

Dans le cas où, pour une page donnée, l’url répond bien au format souhaité, mais qu’elle est beaucoup trop longue à votre goût, vous pouvez toujours la modifier.

Pour ce faire, une fois que vous aurez inséré le titre et le corps de l’article dans l’éditeur, cliquez sur « Enregistrer dans le brouillon ». L’url par défaut va ensuite s’afficher automatiquement sous la barre du titre. Cliquez sur « Modifier » et retirez les mots qui vous semblent superflus dans l’url. Valisez ensuite en cliquant sur « Ok ». Il ne vous reste plus qu’à poursuivre les autres paramétrages à faire et à publier l’article.

Très important :

Ces réglages doivent être faits avant la mise en ligne des articles. Ainsi, toutes les pages que vous allez créer dans l’avenir prendront le même format d’url, de manière automatique et contiendra les mots que vous souhaitez y voir apparaître. Un changement post-publication va générer des erreurs nécessitant des redirections 301.

Comment avoir des Urls SEO friendly ?

Comment avoir des urls SEO Friendly ?

Pour créer des Urls SEO friendly, voici les bonnes techniques à adopter :

Https ou http ? Avec ou sans www ?

Vous devez instaurer votre choix de manière claire dès le départ. Pourquoi ? Parce qu’un site http://www.nomdedomaine.com peut également être accessible à l’adresse http://nomdedomaine.com. La présence ou l’absence du « www » est une différence de taille qu’il faut éclaircir dès le départ. Si votre site est accessible à ces deux adresses, vous aurez un sérieux problème de duplicate content. Il est aussi possible que les backlinks prêtent à confusion puisque certains pourraient renvoyer vers la version avec www et d’autres vers la version sans www.

Alire – Le duplicate content : comment l’éviter ou le prévenir ?

De même, il faut faire un choix entre https (site sécurisé) et http (site non sécurisé). Dans l’esprit SEO Friendly, on privilégiera le https que les moteurs de recherche apprécient davantage. La plupart des webmasters effectuent des redirections 301 de la version http de leur site vers la version https. Cela indique aux robots que l’url en http a été déplacée de manière permanente vers l’url en https et ils indexeront seulement cette dernière.

Pour ne pas avoir à effectuer trop de redirections, vous pouvez vous rendre dans la Google Search Console et enregistrer le domaine préféré dès le départ. Rendez-vous dans Configuration, dans Paramètres puis dans Domaine préféré. Cette astuce est efficace, mais n’est reconnue que par Google.

Le mieux serait alors d’utiliser une balise canonique, ainsi, vous effectuez le paramétrage pour tous les moteurs de recherche.

Garder une structure solide et logique

La structure met en avant l’arborescence du site. Elle rattache les catégories à votre site et les sous-catégories à leur catégorie mère. Il est important de conserver la même hiérarchie pour établir une bonne architecture de l’ensemble du site.

Sur une boutique en ligne proposant des articles dédiés à la décoration de la maison, vous pouvez par exemple avoir les urls suivantes pour les différents produits mis en vente :

https://www.nomdedomaine.com/decoration-maison/linges-de-maison

https://www.nomdedomaine.com/décoration-maison/tableaux

https://www.nomdedomaine.com/décoration-maison/luminaires

Et ainsi de suite … Avec de telles structures, vous savez que « décoration maison » est la catégorie mère et que les autres sont des sous-catégories qui y sont rattachées.

Par contre, si à part ces urls, vous avez https://www.nomdedomaine.com/vases, les moteurs de recherche et les internautes considéreront « Vases » comme une catégorie mère à part entière.

A lire – Comment réussir une page catégorie sur un site e-commerce ?

Pour éviter d’avoir pareils cas sur son site, il est conseillé d’améliorer la communication en interne pour que les différentes équipes sachent affecter tel ou tel produit à la bonne catégorie.

Lire aussi – Référencement SEO : profondeur des pages Vs structure des urls

Insérer les mots-clés principaux

Ce sont ceux qui font référence au contenu publié sur la page. L’insertion des mots-clés lui donne un but précis.

Comme on l’a déjà évoqué un peu plus haut, le mot-clé principal doit apparaître dans le titre H1. Automatiquement, il sera inséré dans l’Url. Toutefois, lorsqu’on a un titre long, les internautes peuvent ne pas saisir directement le mot-clé principal.

Exemple :

Titre = Quelle est la bonne période pour partir au Brésil ?

Url = https://www.nomdedomaine.com/guide-bresil/quelle-est-la-bonne-periode-pour-partir-au-bresil

Au lieu d’avoir cette url très longue, vous pouvez la modifier et ne garder que les mots essentiels. On obtiendra alors :

Url = https://www.nomdedomaine.com/guide-bresil/bonne-periode-bresil

Celle-ci est plus courte, mais elle contient les expressions importantes et on comprend aisément que la page parle de la bonne période pour se rendre au Brésil.

Cet exemple nous emmène à deux points essentiels pour la structure des Urls : leur longueur et l’existence des mots superflus.

Lire aussi – Rédaction SEO : que faire des mots-clés mal orthographiés ?

Choisir la bonne longueur d’Url

Autant que possible, il faut essayer de ne pas dépasser les 60 caractères pour la longueur de l’url. Si elle est trop longue, Google va la tronquer sur l’affichage dans les pages des résultats de recherche et il sera difficile de comprendre ce que la page propose.

La difficulté concerne surtout les internautes, car la majorité d’entre eux ne cliquent pas sur une information tronquée. Ils préféreront descendre en bas de page, voire aller voir sur les autres pages des résultats pour trouver une réponse avec une url claire et compréhensible. Le but est alors d’améliorer l’expérience utilisateur dès le départ. De plus, avec une url courte, le partage sur les réseaux sociaux avec un simple copie-coller est plus simple.

Pour les moteurs de recherche, la longueur de l’Url ne pose pas vraiment de problème puisqu’ils sont conçus pour traiter jusqu’à plus de 2000 caractères. C’est seulement qu’ils n’ont pas de place pour afficher tous ces caractères sur les pages des SERPs.

Retirer les mots superflus et les caractères spéciaux

Tout ce qui peut être retiré sans compliquer la compréhension de l’url doit être enlevé. Cela concerne les mots de liaisons, les articles, … tels que « le/la/les/un/ou/mais/des/du … ». Leur insertion dans l’url ne fait que les allonger inutilement.

Il faudra aussi éviter les caractères spéciaux, car ces derniers ne sont pas pris en compte. Si vous persistez à en insérer, ils peuvent faire apparaître des symboles bizarres dans les urls ce qui n’est pas vraiment SEO friendly. On évitera ainsi les « à/ç/é/è/ù … ».

Remplacer les espaces par des traits d’union

Les espaces sont considérés comme les caractères spéciaux dans les urls. Si vous modifiez l’url par défaut et que vous y insérez des espaces, vous aurez à la place des caractères bizarres.

Pour séparer les mots, il faut utiliser le trait d’union ou « tiret sous 6 ». Le fait de séparer les mots est important, car facilite la compréhension de l’adresse.

Eviter les urls dynamiques et les urls relatives

Les urls dynamiques, contrairement aux urls statiques, contiennent des caractères spéciaux et une série de chiffres sans mot-clé apparent. Ce type d’url est à éviter, car ne donne aucune information de valeur. A la place, préférez les urls statiques qui sont informatives et conviviales. Même si les moteurs de recherchent peuvent à la fois lire les urls statiques et dynamiques, les internautes, eux, ne comprennent que le langage statique.

Les urls relatives, contrairement aux urls absolues, quant à elles, perdent leur sens dès qu’on change de contexte. Elles perdent alors leur pertinence selon le contexte et les moteurs de recherche n’aiment pas cela. Il vaut mieux privilégier les urls absolues dans le sens reste immuable quel que soit le contexte utilisé.

Qu’en est-il des dates, des majuscules, du # et du / à la fin de l’url ?

Bon nombre de blogueurs insèrent ces informations dans leur url. Faut-il le faire ou vaut-il mieux s’abstenir ?

  • Les dates :

Sur le moment, insérer la date de publication semble pertinent, mais après quelques années, cela ne le sera plus du tout. Au contraire, votre contenu passera pour « dépassé ou démodé » et les internautes ne cliqueront pas dessus. Ces derniers veulent du contenu frais et toujours d’actualités.

Le mieux serait donc d’éviter les dates ainsi, vos contenus de fond garderont leur valeur indémodable et actuelle. Vous pourrez aussi faire une mise à jour sans changer d’url en modifiant la date. Cela vous évitera les redirections, les pertes de partages sur les réseaux sociaux …

  • Les majuscules :

Quand les internautes lancent une recherche sur le web, ils ne font aucune différence entre majuscule et minuscule et privilégie volontiers les minuscules. Dans la plupart des cas, les moteurs de recherche ne font également pas de différence, mais dans certains cas, saisir une minuscule à la place d’une majuscule peut engendrer quelques erreurs.

Pour ne pas avoir de problème, privilégier les minuscules dans vos urls. Dans le cas où vous tenez à garder vos majuscules, faites une redirection 301 vers la version avec la majuscule. Cela évitera les erreurs d’affichage et le duplicate content.

  • Le # :

L’utilisation du # est également courante. Elle n’est pas interdite puisque permet ainsi d’insérer une « ancre nommée » ou un « fragment », mais sachez qu’elle n’a aucune valeur pour les robots crawlers. En effet, ces derniers ont tendance à ignorer tout ce qui suit le # ce qui peut mettre à mal votre référencement.

Si par exemple, vous placez vos mots-clés principaux après le #, les moteurs de recherche n’en tiendront pas compte et au final, c’est comme si vous avez utilisé une url sans expression principale.

  • Le / :

Dans la logique humaine, on a utilisé des slashs pour séparer les différentes rubriques donc il est logique qu’on ferme l’url par un dernier slash. C’est un peu comme un point final. Mais doit-on obligatoirement en mettre ? La réponse est non et le géant Wikipédia en est la preuve.

Ce dernier n’utilise pas de / à la fin de ses urls et pourtant, il reste un des sites les plus consultés au monde et les mieux positionnés sur tous les moteurs de recherche.

Sa présence ou non à la fin de l’url ne change donc pas grand-chose. Si vous trouvez que c’est plus « joli » d’en mettre, ajoutez-le, mais ne vous sentez pas obligé.