(Mis à jour le: 23 mai 2020)

A cause de la sur-sollicitation dont ils sont aujourd’hui victimes, les internautes ne savent plus où donner de la tête. Chaque fois qu’ils recherchent une information sur le web, ils obtiennent de nombreuses réponses : sur les blogs, les réseaux sociaux, à travers des vidéos … Un trop large choix qui a eu pour conséquence de réduire leur concentration en matière de lecture. Face à un contenu web, ils commencent par survoler le texte avant de le reprendre du début ou quitter le site. Malheureusement, l’abandon est beaucoup plus fréquent que la poursuite.

L’abandon de lecture se chiffre à 80 %

Comment éviter l'abandon de lecture ?

Les astuces pour les inciter à lire jusqu’à la fin.

Oui, 80 % des internautes ne lisent pas les contenus web jusqu’à la fin. Soit ils quittent le site au bout de quelques secondes seulement, soit ils abandonnent la lecture en cours de route. Plusieurs raisons peuvent expliquer, mais les erreurs courantes émises par les rédacteurs sont les suivants :

  • Des phrases longues : l’internaute est toujours pressé. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur les blogs, ils détestent les phrases longues. Leur sens finit effectivement par se perdre en route et les comprendre demande trop de temps. On privilégie alors les phrases courtes de moins de 20 mots ou 25 mots maximum.
  • Un langage trop technique: on ne vous le dira jamais assez, bien connaître sa cible permet d’optimiser son contenu. Cela aide à trouver le bon ton, le bon style et les bons vocabulaires. Si vous vous adressez à des seniors et que vous leur expliquez comment utiliser un smartphone avec un langage très technique, ils ne vont jamais vouloir apprendre. On arrête alors de se dire que le lecteur n’aura qu’à utiliser un dictionnaire durant la lecture de votre contenu s’il veut comprendre de quoi il est question.
  • Un texte avec plusieurs sujets: vous parlez de la culture de la rose puis vous poursuivez avec le langage des couleurs de la fleur. Certes, vous restez toujours dans la thématique, mais ne vaut-il pas mieux faire un article pour la culture de la rose et un autre pour le langage des couleurs ? Il vous suffira ensuite de faire un lien entre eux si besoin est. Il faut ainsi éviter de s’éparpiller pour ne pas proposer un contenu hors-sujet.
  • Un article fade: avez-vous déjà lu un contenu qui ne vous a fait ni sourire ni pleurer ni effrayer … ? C’est ce qu’on appelle contenu fade. Pour les internautes, ce genre de texte est à bannir du web, combien même les informations sont capitales. En lisant un article, ils veulent être surpris, séduits, convaincus, … Si ce n’est pas le cas, ne vous étonnez pas qu’ils ferment l’onglet avant même d’arriver au premier sous-titre.

En savoir plus sur – Comment améliorer la lisibilité des contenus web ?

Les astuces pour les inciter à lire jusqu’à la fin

On ne peut pas obliger un lecteur à lire un contenu jusqu’à la fin s’il ne le souhaite pas. Et même si vous trouvez une quelconque façon pour l’y obliger, les mots ne feront que défiler devant ses yeux.

Pourtant, il y a bien des sites qui multiplient le nombre de lectures complètes. Comment s’y prennent-ils ? Ils font preuve de bon sens et ont compris les points essentiels qui encouragent les internautes à arriver jusqu’au point final. De quoi s’agit-il ?

Du titre :

Le titre est le premier élément d’un article que voit le lecteur. En tant que tel, il va être décisif. Soit il convainc le lecteur de poursuivre la lecture, soit le titre ne lui parle pas et il quitte la page. Autrement dit, le titre doit être accrocheur et interpeler le lecteur.

Pour rédiger un bon titre qui donne envie de poursuivre la lecture, il faut qu’il soit :

  • Court: alors que la balise Title, le titre qui apparaît sur la page des résultats de recherche doit faire 70 caractères, le titre H1 de votre contenu doit avoir à peu près la même longueur. On évite les titres trop longs donc on privilégie la dizaine de mots.
  • Accrocheur : adoptez un style qui ne passe pas inaperçu. Pour ce faire, glissez un chiffre parlant dans le titre. Il peut s’agir d’un pourcentage, d’un Top, … Pensez également à utiliser des adjectifs marquants. Entre « Les sites à découvrir au Brésil » et « Les sites incontournables à découvrir au Brésil », le second est celui qui séduit le plus.
  • Eloquent: un titre doit décrire le contenu de la page. Formulez-le de sorte à inciter le lecteur à lire l’article. Pensez aussi à utiliser un titre qui coïncide avec leur problème et qui suppose donc que la suite va leur donner des solutions. En gros, il faut que le lecteur se reconnaisse immédiatement dans cette partie du texte.

En savoir plus sur – Comment trouver des titres percutants ?

De l’introduction :

Après un titre accrocheur, l’introduction doit continuer sur la même foulée. Celle-ci sera également décisive. Elle doit être plus longue que le titre, mais plus courte par rapport aux autres paragraphes du texte. Chaque phrase utilisée doit conforter l’internaute dans la lecture de la suite.

D’une vue globale, l’introduction ne doit pas dépasser les cinq lignes. Elle doit annoncer le fait essentiel du contenu. Sa formulation doit se faire à travers une phrase choc. Vous pouvez également commencer par une question posée aux internautes, par une anecdote ou par une vérité indéniable.

Les astuces pour diminuer le taux d’abandon de lecture

Comment encourager les internautes à arriver jusqu’au point final ?

Du style d’écriture :

Chaque rédacteur a un style de rédaction qui lui est propre. Il faut éviter de calquer sur les autres au risque de perdre sa personnalité. Néanmoins, il convient quand même de respecter les consignes du client et les besoins de sa cible.

Le style doit être adapté en fonction de la cible. Il en va de même pour le ton et le langage utilisé. Dans un contenu destiné à un site B2B, vous adopterez un langage plus soigné et un peu technique. Sur un blog mode, vous pouvez adopter un ton plus décontracté avec des mots plus en vogue sans tomber dans le vulgaire.

Avant de rédiger un article, le rédacteur est invité à bien cerner le contenu qu’on lui demande. Cela lui permettra de fournir un texte de qualité et authentique.

Des techniques de rédaction :

La rédaction web propose de nombreuses techniques pour attirer l’attention du lecteur. Alors que certaines d’entre elles sont plus adaptées à certaines thématiques, d’autres sont plus polyvalentes. C’est notamment le cas du storytelling qui a toujours le don d’intriguer le lecteur.

Cette technique vise à jouer sur la fibre émotionnelle des internautes. Pour ce faire, votre contenu doit éveiller un sentiment chez eux. Qu’importe qu’il s’agisse de la peur, de l’amour, de l’admiration, de la sympathie, de la colère … Le seul sentiment à éviter c’est l’indifférence. Il faut alors trouver les bons mots et les bonnes phrases pour susciter de telles émotions. Si vous y arrivez dès l’introduction, vous avez déjà remporté une petite victoire, mais cela ne suffit pas. Il faut entretenir ce sentiment tout au long de l’article donc appliquez-vous.

Une autre technique qui marche toujours est celle des questions destinées aux lecteurs. Cela les implique davantage dans votre contenu et les encourage ainsi à trouver les réponses à la suite. Dès l’introduction, vous pouvez leur en poser. Poursuivez ensuite à travers les sous-titres ou dans les paragraphes pour les maintenir éveillés et attentifs.

Enfin, il y a une catégorie de lecteurs pour qui les chiffres sont plus parlants que les mots. Si votre cible est de ce genre-là, privilégiez les statistiques, les résultats d’études … dans votre contenu.  L’avantage avec les données statistiques c’est qu’elles accrochent le regard tout en résumant simplement les faits. La lecture est ainsi beaucoup plus fluide et le contenu plus compréhensible. Au moins, vous ne demanderez pas aux lecteurs de faire des efforts puisque vous leur servez déjà sur un plateau les informations majeures.

Des images :

Que votre texte soit court ou long, on ne doit jamais oublier les images. Ces dernières doivent être parfaitement cohérentes avec le sujet de rédaction. On évitera donc d’insérer une image de pomme alors qu’on parle de literie.

Les visuels doivent également être d’excellente qualité. Il faut éviter les images trop petites ou trop pixélisées. Il faut qu’il fasse rêver le lecteur. Sur un guide de voyage sur le Brésil, par exemple, l’internaute sera plus attiré vers le contenu lorsque ce dernier se pare de belles images du Christ Rédempteur ou des plages de Copacabana.

Après la qualité, on insiste sur le format. Les images ne doivent pas être trop lourdes, car elles risquent de ralentir l’affichage de la page. Pire, il se peut que l’image ne sorte pas du tout et ce n’est pas bon pour vous. Il existe actuellement de nombreux logiciels qui permettent de réduire le poids des photos sans en altérer la qualité. Pensez à les utiliser.

Lire aussi – Contenu vidéo : comment l’optimiser pour le référencement ?

De la structure :

Avant même de lire le contenu, le lecteur regarde d’abord la structure générale du texte. Un contenu composé d’un long bloc unique de texte est moins séduisant qu’un autre avec des paragraphes aérés et des listes à puce.

Il ne faut donc pas se contenter de rédiger un texte sitôt le sujet reçu. Il faut d’abord établir un plan de sorte à fournir un billet agréable à regarder et à lire. Quand vous établissez le plan, retenez bien qu’en matière de rédaction web, ce sont les informations les plus importantes qui partent en premier. C’est ce qu’on appelle technique de la pyramide inversée.

Le plan doit également être cohérent et en rapport avec le sujet ou la thématique donnée. Pensez aussi à hiérarchiser les informations quand cela est nécessaire pour faciliter la lecture en diagonale. Sachez que pour tous les contenus, les internautes commencent toujours par une lecture en diagonale qui ne s’intéresse qu’au titre, aux sous-titres et aux mots-clés en gras. Si ces derniers les interpellent, ils vont reprendre la lecture depuis le début. Dans le cas contraire, vous pouvez dire adieu à d’autres lecteurs.